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Inde : les centres de maternité de substitution se délocalisent au Cambodge

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[Français] 7 juillet 2016

Sommaire

  •   Inde : les centres de maternité de substitution se délocalisent au Cambodge
  •   Royaume-Uni : l’Association de Médecins Britanniques renouvelle son opposition au suicide assisté
  • Inde : les centres de maternité de substitution se délocalisent au Cambodge

    07/07/2016 - Procréation médicalement assistée PMA / GPA

    Très critiqué pour son laxisme face à l’industrie de la GPA (Gestation pour autrui), le gouvernement indien a décidé de réagir radicalement. En effet, dès octobre 2015, le gouvernement indien a fait part de son intention d’interdire complètement aux étrangers la possibilité de recourir aux services de mères porteuses. Si, à ce jour, aucune loi n’a encore été votée, les mesures existent déjà (cf. circulaire ICI). On y lit que les étrangers ne peuvent plus obtenir de visas médicaux leur permettant d’entrer dans le pays en vue d’une GPA, et le Conseil Indien de Recherches Médicales (Indian Council of Medical Research) interdit aux cliniques d’offrir des services de GPA aux étrangers.

    La nouvelle loi est attendue très prochainement même si la résistance est grande puisque cette activité des mères porteuses est estimée à plus de 500 millions de dollars par an. En juillet 2015, le Journal International rapportait que 25.000 couples étrangers se rendaient chaque année en Inde pour utiliser les services de mères porteuses, représentant 85% des clients.

    Anticipant la perte d'une activité économique très importante, les cliniques pratiquant la GPA ont commencé à se délocaliser, quittant l’Inde pour le Cambodge, où la loi à ce sujet est des plus ambigüe : des femmes « volontaires » sont déjà recrutées comme mères porteuses. Elles viennent de Thaïlande, du Vietnam ou du Laos, et bientôt d’Inde.

    Face à l’exploitation des femmes qui se trouvent ainsi marchandisées, plusieurs initiatives internationales (Stop Surrogacy Now et No Maternity Trafic) se mobilisent depuis plus d’un an pour obtenir une condamnation unilatérale et interdire toute pratique de mères porteuses au niveau international.

    Source : Al Jazeera

    Royaume-Uni : l’Association de Médecins Britanniques renouvelle son opposition au suicide assisté

    06/07/2016 - Fin de vie

    Le 21 juin 2016, la British Medical Association (BMA) a réitéré son opposition à l’euthanasie et au suicide assisté, à l’occasion de sa convention annuelle à Belfast. La décision a été très claire puisque 63% des médecins se prononcés contre ces pratiques qu’ils estiment contraires à leur profession.

    Actuellement composée de 170.000 membres, la BMA s’est toujours prononcée contre l’euthanasie, excepté en 2005-2006, où elle avait gardé une position neutre.

    La pression exercée par les partisans de l’euthanasie est forte au Royaume-Uni. Mais, la réponse est invariable puisqu’en septembre 2015 la BMA avait déjà affirmé son opposition à toute forme d’euthanasie (cf. Bulletin de l'IEB)  et qu’en septembre 2015 également, le Parlement avait rejeté à une très forte majorité une proposition de loi en faveur du suicide assisté. En juin 2015, c’était le Parlement écossais qui se prononçait contre l’euthanasie.

    Source : inews.co.uk