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Don de sperme / ADN / FIV à prix réduit

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[Français] 18 juillet 2013

Sommaire

  •   Euthanasie des mineurs : le débat reprendra le 2 octobre
  •   Don de sperme en Belgique : manque de contrôle et lacunes politiques
  •   Analyse ADN facturée 300 euros en Belgique contre seulement 30 euros en Allemagne.
  •   Fécondation in vitro low-cost
  •   Un certain type de FIV augmente le risque de retard mental
  • Euthanasie des mineurs : le débat reprendra le 2 octobre

    18/07/2013 - Fin de vie

    Les commissions réunies des Affaires sociales et de la Justice du Sénat ont décidé de reporter à la rentrée, le travail législatif visant à étendre aux mineurs d’âge l’actuelle loi dépénalisant, sous certaines conditions, l’euthanasie. L’initiative de 4 députés (MR-PS-Open VLD-SP.A) de rédiger un texte de consensus sur l’élargissement de la loi euthanasie aux enfants s’était heurtée à l’opposition des partenaires de la majorité CDH et CD&V. Les auteurs espéraient obtenir un vote en séance plénière du Sénat avant les vacances. Ce ne sera pas le cas. Source : La Libre.be

     


     

    Don de sperme en Belgique : manque de contrôle et lacunes politiques

    Issus d’un don de sperme provenant d’un Danois porteur du gène de la neurofibromatose de type 1, plusieurs enfants sont nés avec ce handicap. Ces cas douloureux posent la question du contrôle de qualité des banques de spermes et du fonctionnement des centres de procréation médicalement assistée. La Sénatrice Elke Sleurs (N VA) a interpellé  à ce sujet Laurette Onkelinx, vice-première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique. « Quand la ministre s’attellera-t-elle enfin à la confection de tous les arrêtés d’exécution de la loi de 2007 en vue de la mise en œuvre d’une coordination efficace entre les centres de fécondité ? Pourquoi a-t-il fallu attendre si longtemps ? » demande Elke Sleurs.
    La Ministre répond que ses « services discutent en ce moment avec des représentants des centres de fécondité pour examiner quelles sont les modalités les plus adaptées. Différentes pistes ont déjà été tracées mais elles doivent être précisées et surtout validées par les intéressés. La loi sur la PMA prévoit l’instauration d’un système d’échange d’informations entre les centres de fécondation. Ce système permettra entre autres de contrôler si les gamètes d’un même donneur ne sont pas utilisés pour concevoir un ou plusieurs enfants chez plus de six femmes. »
    La loi relative à la médecine de reproduction date déjà d’il y a six ans. La question des contrôles et de l’échange d’informations reste cruciale pour les 20.000 couples (ou personnes seules) qui ont chaque année recours aux techniques de PMA.
     

    Analyse ADN facturée 300 euros en Belgique contre seulement 30 euros en Allemagne.

    18/07/2013 - Recherche biomédicale

    Une société de Munich a été choisie pour effectuer l'analyse annuelle d'environ 8.000 échantillons ADN de personnes condamnées par la justice belge. Les laboratoires belges, qui réalisaient jusqu'à présent ces analyses, regrettent qu'elles ne soient plus effectuées dans le pays, indique De Standaard.
    Le gouvernement a décidé d'attribuer dès 2014 l'analyse des échantillons ADN des condamnés à la société allemande Eurofins Medigenomix Forensik afin de réaliser des économies. En effet, une analyse est facturée 300 euros en Belgique contre seulement 30 euros en Allemagne.
    Ces dernières années, le coût des analyses ADN demandées par la justice belge a été compris entre 8 et 10 millions d'euros. La base de données ADN sera élargie l'année prochaine et le nombre d'analyses passera de 4.000 à 8.000. Pour limiter les coûts, la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom, avait donc lancé un appel d'offres européen.

     

    Fécondation in vitro low-cost

    Une simplification des techniques requises pour réussir la fabrication d'embryons humains en éprouvette permettrait d’en réduire le coût. La procédure actuelle est coûteuse (minimum 5.500 euros pour une FIV, par cycle, réussie ou non). Une nouvelle technique, développée à la Genk Institute for Fertility Technology en Belgique, ramenerait ce prix  à moins de 200 euros par cycle.
    Cette procédure simplifiée permettrait selon les chercheurs d'éviter l'utilisation de coûteux incubateurs au dioxyde de carbone requérant des gaz de qualité médicale et une purification de l'atmosphère pour contrôler les taux d'acidité dans l'environnement où l'on fait grandir les embryons. Les ingrédients chers sont remplacés par de l'acide citrique et de la bicarbonate de soude, deux produits très courants permettant de produire du dioxyde de carbone.
    le Pr William Ombelet et son équipe ont pour objectif de pouvoir offrir la création de cliniques de « fertilité » jusqu'en Afrique subsaharienne. La recherche s'est pour l'instant déroulée dans un laboratoire, mais les tests sont envisagés au Ghana, en Ouganda ou au Cap. En attendant,  c'est en Belgique que se construit actuellement un centre de fertilité « low-cost » qui pourrait servir de modèle pour des réalisations similaires dans les pays ayant moins de ressources : son coût ne devrait pas dépasser les 300.000 euros contre 1,5 à 3 millions d'euros en version « riche ». Et on y formera, en principe dès novembre, des médecins venant de pays en voie de développement.
     

    Un certain type de FIV augmente le risque de retard mental

    Selon une étude publiée dans le Journal of American Medical Association, une méthode de fécondation in vitro (FIV), appelée ICSI (Intra Cytoplasmic Sperm Injection), augmente le risque, pour l'enfant qui en est issu, de développer un retard mental. L'étude  a porté sur un échantillon de 2,5 millions d'enfants nés en Suède entre 1982 et 2007. Au sein de cet échantillon, 30 959 enfants nés après fécondation in vitro ont plus particulièrement été étudiés par les chercheurs basés au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Ils ont comparé six méthodes de FIV différentes, utilisées en Suède, ainsi que l'utilisation ou non d'embryons congelés.
    Il ressort des travaux que les enfants nés par ICSI "avaient [...] 51% de chances supplémentaires de développer un retard mental, par rapport à ceux nés d'une FIV pratiquée avec une autre procédure - la prévalence du retard mental passant de 62 à 93 cas pour 100 000".
    L'ICSI est une méthode utilisée dans environ la moitié des FIV, en particulier dans les cas d'infertilité masculine. Elle consiste à introduire directement le spermatozoïde sélectionné dans l'ovocyte. Source : AFP 02/07/2013

    Voir aussi la Fiche didactique de l'IEB ICI