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Un sondage auprès des Belges révèle la méconnaisance des Soins Palliatifs

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[Français] 7 novembre 2014

table of content

  •   Méconnaissance des soins palliatifs : un sondage éloquent
  •   Greffe d’utérus
  •   Embryon en 3D pour mieux détecter les anomalies avant réimplantation
  • Méconnaissance des soins palliatifs : un sondage éloquent

    07/11/2014 - End of life

    Selon un sondage réalisé par iVOX, 25% des Belges pensent que les soins palliatifs s’adressent uniquement aux personnes qui n’ont plus que 2 à 3 mois à vivre. 78% des Belges associent également les soins palliatifs au traitement de la douleur « des personnes gravement malades ou en phase terminale ».
    Selon le Pr. Menten, oncologue à l’UZ Leuven, les soins palliatifs ne sont pas suffisamment développés pour le traitement des douleurs paroxystiques associées au cancer. Autre constat, les patients accèdent trop tardivement aux traitements palliatifs « alors que familles et malades peuvent être aidés en amont ». Enfin, plus de la moitié des Belges se sentent insuffisamment informés sur les soins palliatifs.
    Quelques chiffres : pour les 18% de Belges ayant reçu ou cherché des informations sur le sujet, l’hôpital reste le principal canal d’information (48%). 45% des jeunes se tournent vers Internet car c’est un média qui permet de rester anonyme. 71% recherchent une information générale et 79% savent que les soins palliatifs ne s’adressent pas seulement aux personnes atteintes du cancer.
    Source : Le Journal du Médecin
     

    Greffe d’utérus

    07/11/2014 - Assisted Reproduction Technics / Surrogate Motherh

    Matts Brännström (Université de Göteborg, Suède) et ses collègues ont annoncé la naissance du premier bébé après greffe d’utérus dans la revue The Lancet. La maman est une femme de 36 ans, née sans utérus, et qui a donc bénéficié, après un traitement important, de l’utérus d’une amie de la famille âgée de 61 ans. Avant la greffe, la receveuse a dû recourir aux techniques de la procréation médicalement assistée (stimulation hormonale, prélèvement d’ovocytes, fécondation in vitro, congélation des embryons). Ce n’est qu’un an plus tard, après la greffe d’utérus, que l’embryon a été décongelé et réimplanté.
    D’autres naissances seraient attendues en Suède, où ces médecins ont greffé huit autres femmes atteintes d’infertilité d’origine utérine, à partir de donneuses vivantes.
    Le Dr. Jean-Luc Squifflet, chef de service adjoint au service de gynécologie des cliniques St-Luc (Bruxelles), souligne dans un entretien au Journal du Médecin (24/10/2014) le coût important d’une telle opération, mais aussi le risque pour la donneuse de l’utérus. Le Dr. Squifflet souligne également, à juste titre, les questions éthiques soulevées par une telle pratique, notamment à propos de la culpabilité qui ne manquerait pas de survenir dans le cas où la greffe viendrait à entraîner une pathologie, peut-être cancéreuse, chez la femme receveuse.
    Sources : The Lancet et Le Journal du Médecin
     

     

    Embryon en 3D pour mieux détecter les anomalies avant réimplantation

    07/11/2014 - Beginning of life

    Une nouvelle technique d’analyse s’appuyant sur l’imagerie assistée par ordinateur est à l’étude par des chercheurs du CHRU de Montpellier et de l’INSERM. Cette technique, visant à modéliser et imprimer en 3D un embryon permettrait aux médecins de détecter dans les moindres détails d’éventuels caractères morphologiques pouvant gêner l’implantation de l’embryon conçu in vitro. L’on pourrait ainsi sélectionner, avant de les réimplanter, les embryons les plus qualifiés.
    Le taux d’échec des FIV (fécondations in vitro) reste en effet actuellement très élevé (77%) : dans 85% des cas, on constate un échec de l’implantation des embryons conçus in vitro. Pour le Dr. Hamamah, « cette approche non invasive permettra de doubler le taux de réussite de la FIV dans le respect total de l’éthique ».
    Le Dr. Hamanah omet évidemment de parler de la sélection des embryons qui sera opérée avant la réimplantation, et de la destruction de ceux qui seront considérés comme non conformes.

    Source: Journal du Médecin